Soirée littéraire

« Mars 2020. La France se confine. Dans tous les hôpitaux du pays, il faut prendre des décisions et agir vite. En première ligne, un psychiatre partage son temps entre son équipe mobile qui maraude dans une ville fantôme à la recherche de marginaux à protéger, et les unités covid où les malades meurent seuls, privés de tout rite. Entre obéissance à la loi et refus de l’horreur, que ce soit à l’hôpital ou dehors, chacun à son niveau cherche des solutions et improvise. « L’adieu au visage » est l’écriture d’une résistance fragile et d’une lutte pour prendre soin de l’autre. »

Les « Choses muettes » dans la revue « Quinzaines ».

« Comme le montre le débat public l’époque est tiraillée entre deux tendance contraires : à la bruyante promotion de l’hybridité et du multiculturalisme répond l’affirmation autoritaire de l’identité et de la nation. En proposant une fonction rédigée en français dont l’héroïne née entre France et Suède habite Stockholm, Kristina Ifwarson prend à bras le corps ce conflit en montrant qu’il s’enracine sur un trou béant, celui creusé par la tragédie ayant déchiré le vingtième siècle, la Shoah. Et elle le fait, non en développant une thèse, mais en s’appuyant sur les ressorts de la littérature. »